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24.04.2020

Le livre de l'Apocalypse et le petit livre Coran - Un rêve interreligieux

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Vendredi 24 avril 2020
‘Les Bleineries’ 18260 Sury-ès-Bois
(Cher – Centre-Val de Loire)


 

Réveil vers 7h. Levée. Je prie l’Office des Lectures du vendredi 2, avec le psaume 37. Puis, pour recevoir la Parole, j’ouvre la Bible de Segond au hasard et tombe sur ce passage :

 

 

LIVRE DE L'APOCALYPSE  (Trad. Bible Louis Segond)

Chapitre 10

1 Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d'une nuée ; au-dessus de sa tête était l'arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. 2 Il tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre ; 3 et il cria d'une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix. 4 Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j'allais écrire ; et j'entendis du ciel une voix qui disait : Scelle ce qu'ont dit les sept tonnerres, et ne l'écris pas. 5 Et l'ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, 6 et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu'il n'y aurait plus de temps, 7 mais qu'aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait, comme il l'a annoncé à ses serviteurs, les prophètes.


8 Et la voix, que j'avais entendue du ciel, me parla de nouveau, et dit : Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. 9 Et j'allai vers l'ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit : Prends-le, et avale-le ; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. 10 Je pris le petit livre de la main de l'ange, et je l'avalai ; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l'eus avalé, mes entrailles furent remplies d'amertume. 11 Puis on me dit : Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois.

Puis, je me mets à faire ma gymnastique devant la fenêtre ouverte, avec les oiseaux, la nature déjà bien éveillée dans la lumière solaire. C’est en fin de gym, tapotant ma tête que le rêve est remonté à mon souvenir. Je me suis arrêtée pour l’écrire à Camel puis à Paula. Je voulais l’écrire à Abd El Hafid, mais je n’ai pas retrouvé son numéro dans mon carnet d’adresse. Le voici :

« Cette nuit j’ai rêvé que je devais lire le premier verset du Coran. J’étais dans un lieu musulman mais les gens n’étaient pas en tenue de religieux, en banlieue. Il y avait deux hommes, l’un qui écoutait, l’autre qui agissait. Celui qui agissait s’affaira pour me rapporter un petit Coran qu’il trouva dans un bureau. Ce Coran tenait dans ma paume. Je lus le premier verset, et cela suffisait[i]. J’ai rendu le petit livre Coran. Tout était plein de joie simple. »

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Détail d'une calligraphie ottomane de la Basmala :
Premier verset du Qur'ân qui le contient tout, et qui introduit les 114 sourates:
"Par le Nom d'Allâh, le Tout-Rayonnant d'Amour, le Très-Rayonnant d'Amour"
Cette calligraphie rend palpable ce qu'elle décrit :
"le Tout-Rayonnant d'Amour" contient — "le Très-Rayonnant d'Amour" diffuse.
Amour issu de la 'matrice', principe féminin de Dieu.
(Théophile de Wallensbourg, lors de la Retraite interreligieuse d'Artisans de Paix,
Centre spirituel des Carmes d'Avon, 1er décembre 2019.)


Je pense que je suis appelée à lire le Coran[ii],
à en faire une lectio divina, à la suite de Christian de Chergé qui le faisait.

Il y a quelques soirs, j’ai terminé la lecture de la Petite Philocalie de la Prière du Coeur par Jean Gouillard (éd. du Seuil, 1953 et 1979), dont l’Appendice fut un très beau cadeau que je vous donne à lire sur ce lien pdf : UNE TECHNIQUE SOUFIE (NAQSHABANDI) DE LA PRIÈRE DU CŒUR. Abd El Hafid Benchouk, le chargé de mission de la Fraternité islamique d’Artisans de Paix, appartient à cette obédience soufie Naqshabandi.

C’est ce soir l’entrée en Ramadan de nos frères musulmans[ii]. Qu’il leur soit doux et fructueux. Que nous en recevions les effluves.

« Gloire à Dieu, Seigneur des Mondes. » (premier verset du Coran, de la sourate d'ouverture "la suffisante".)

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Sandrine Treuillard
Chargée de mission de la Fraternité eucharistique (catholique) Artisans de Paix

 

 

 


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[i] Al-Fatiha (arabe : سُّورَةُ الفَاتِحَةSūrat al-Fātiḥah) est la sourate d'ouverture du Coran. Composée de sept versets, elle met l'accent sur la souveraineté et la miséricorde d'Allah. Elle peut être traduite par « l'entrée », « le prologue », « la liminaire » ou encore « l'ouverture ». Mahomet la nomme « la mère du Coran » (Oumm-ul-Kitab). Fakhr al-Dīn al-Rāzī relève douze noms différents donnés à la Fatiha : la "louange", la "Mère du Coran", les "sept répétés", "la complète", "la suffisante", "la Fondation", "la Guérison", "l'Adoration", "la Demande", "la Supplication", "l'Enchantement", "la protectrice", "le trésor", et "la lumière". Le nom de cette sourate ne dérive pas du contenu de la sourate mais de sa fonction de liminaire.
Le premier verset (Basmala), dont la translittération est « bismillāh ar-rahmān ar-rahīm » (« Au nom de Dieu, le Tout miséricordieux, le Très Miséricordieux »), peut être familier à l'oreille d'un non arabophone ou d'un non musulman car il est omniprésent dans les sociétés musulmanes, notamment sous sa forme contractée « Bismillâh ». Cette formule apparaît au début de chaque sourate du Coran, exceptée la neuvième, At-Tawba (et elle est répétée deux fois dans la 27eAn-Naml). Elle est un verset uniquement dans la Fatiha. (source : wikipedia)

 

Texte en arabe

Translittération

Traduction de
Muhammad Hamidullah

1

بسم الله الرحمن الرحيم

Bismillah ar-rahman ar-rahim

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux,
le Très Miséricordieux.

2

الحمد لله رب العالمين

Al Hamdulillahi rabbi-l-`alamin

Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

3

الرحمن الرحيم

Ar-rahman ar-rahim

Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

4

ملك يوم الدين

Maliki yawm ad-din

Maître du Jour de la rétribution.

5

اياك نعبد واياك نستعين

Iyaka na`budu wa iyaka nasta`in

C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

6

اهدنا الصراط المستقيم

Ihdina as-sirat al-mustaqim

Guide-nous dans le droit chemin,

7

صراط الذين انعمت عليهم غير المغضوب عليهم ولا الضالين

Sirat al-ladhina an`amta `alayhim ghayri al-maghđubi `alayhim wa la ad-dalin

Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

 

[ii] Sourate 96 Al-Alaq (L’adhérence)

96.1.اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ
       Iqra/ bi-ismi rabbika allathee khalaqa
       Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé,

96.2.خَلَقَ الْإِنسَانَ مِنْ عَلَقٍ
       Khalaqa al-insana min AAalaqin
       qui a créé l'homme d'une adhérence !

96.3.اقْرَأْ وَرَبُّكَ الْأَكْرَمُ
       Iqra/ warabbuka al-akramu
       Lis, car la bonté de ton Seigneur est infinie !

96.4.الَّذِي عَلَّمَ بِالْقَلَمِ
       Allathee AAallama bialqalami
       C'est Lui qui a fait de la plume un moyen du savoir

96.5.عَلَّمَ الْإِنسَانَ مَا لَمْ يَعْلَمْ
       AAallama al-insana ma lam yaAAlam
       et qui a enseigné à l'homme ce qu'il ignorait.

« Le commandement Divin de proclamer l'islam commence par un ordre sublime : Iqra'. Généralement traduit par « lis », ce mot signifie aussi « répète à haute voix » ou « récite ». Il s'adresse à l'humanité, le Prophète représentant l'humanité dans son rapport à Dieu. Iqra' est donc une injonction universelle, une offre invitant chaque individu à s'éloigner de l'imperfection et à s'approcher de la vertu et du bonheur dans les deux mondes.

Iqra' est l'ordre de lire les signes que le Créateur a placés dans la création de sorte que nous puissions comprendre quelque chose de Sa Miséricorde, de Sa Sagesse et de Sa Puissance. C'est l'ordre d'apprendre, par l'expérience et la compréhension, le sens de Sa création. C'est aussi la certitude que la création peut être lue et qu'elle est intelligible. Plus nous apprenons à mieux la lire, plus nous saisissons mieux que le monde créé est un seul univers dont la beauté et l'harmonie reflètent la Suprême Tablette Gardée (85 : 22) sur laquelle, par le Décret Divin, toutes choses sont inscrites. » Début de l'article de Fethullah Gülen Pourquoi le premier verset coranique révélé commence-t-il par l’injonction Iqra' (Lis ! )?.

[ii] « Rappelons que le jeûne du Ramadan est le quatrième pilier de l’islam qui compte au total cinq pratiques obligatoires. Il vise à « atteindre la piété », est-il écrit dans le Coran, en réorientant son regard vers le divin par le jeûne. Ce jeûne rituel fut décrété deux ans après l'Hégire, c'est-à-dire deux ans après la fuite du prophète Muhammad de la Mecque vers Médine, qui marque le début du calendrier musulman. La 27e nuit du Ramadan est la plus importante. Elle commémore la Nuit du Destin, au cours de laquelle, selon la tradition musulmane, l’ange Gabriel transmet le Coran à Muhammad. Tous les musulmans qui ont dépassé l’âge de la puberté sont invités à jeûner du lever du soleil – dès que l’on peut « distinguer un fil blanc d’un fil noir », dit le Coran – à son coucher. Ils doivent s’abstenir de boire, de manger, de fumer et de relations sexuelles. Les repas qui marquent la rupture du jeûne, après le crépuscule et avant l’aube, se prennent ensemble,  de façon festive en temps normal.
Nous présentons à nos amis musulmans nos vœux les meilleurs pour que ce mois de Ramadan soit pour eux un mois de retour au Tout-Puissant et Miséricordieux, de vie en Sa présence, d'attention aux plus démunis et de partage malgré l'impossibilité des rencontres et prières publiques. » Paula Kasparian, lettre du 23 avril 2020 aux Artisans de Paix.

 

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Artisans de Paix - ou le désir de rencontrer l'(A)autre

23.04.2020

Les portes tournantes de la solitude - Homélie de Armand Veilleux à Saint-Pardoux

Les portes tournantes de la prière et de la solitude -
Lecture de l'homélie d'Armand Veilleux à Saint-Pardoux

Homélie pour le mercredi de la 2ème semaine de Pâques

IMG-20200422-01718[1].jpg

22 avril 2020 – Mercredi de la 2ème semaine de Pâques
Ac 5, 17-26 ; Jn 3, 16-21

IMG-20200422-01689[1].jpgIl y a quelque chose qui m'a toujours intrigué dans le texte des Actes que nous venons de lire. Pourquoi l'ange s'est-il donné la peine de fermer les portes de la prison après avoir laissé sortir les apôtres ?... En effet, au début du texte, Luc dit que l'ange du Seigneur a ouvert les portes de la prison et a fait sortir les apôtres ; mais quand le gardien du temple arrive le matin, il trouve les portes bien fermées ! Il doit y avoir une signification symbolique dans cette histoire de portes ouvertes et puis verrouillées.

IMG-20200422-01685[1].jpgIl y avait quelque chose de similaire dans l'Évangile de dimanche dernier, de Jean. Les disciples avaient fermé les portes du lieu où ils étaient assemblés. Cela est sans doute à mettre en relation avec la recommandation de Jésus : "Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, ferme la porte à clé, et prie ton père en secret". Ce que Jean semblait dire dans ce récit, c'est que Jésus a manifesté sa présence parmi ses disciples lorsqu'ils étaient assemblés pour prier. Mais alors, que fait-il ? Il souffle son Esprit sur eux et dit « Recevez le Saint-Esprit. Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Dans le texte des Actes des Apôtres d'aujourd'hui, l'ange du Seigneur apparaît aux disciples lorsqu'ils sont derrière des portes fermées. Mais l'ange du Seigneur est-il distinct du Seigneur lui-même ? Et que fait-il ? Il leur dit : "Sortez maintenant... et prêchez au peuple au sujet de cette Vie".

IMG-20200422-01655[1].jpgLes portes de la prière et de la solitude sont des portes tournantes. Elles séparent du monde au sens johannique du terme. Paradoxalement, les portes verrouillées sont une invitation au Seigneur à entrer. Mais, en même temps, il nous invite à sortir de nous-mêmes, vers nos frères et sœurs. Mais si nous sortons en Son nom, pour accomplir les services que nous sommes appelés à remplir, nous sommes toujours à l'intérieur et, en fait, la porte est toujours fermée.

Dans notre Ordre monastique, nous célébrons aujourd’hui la mémoire de la bienheureuse Gabriella Sagheddu*, une moniale de la Trappe de Vitorchiano, en Italie, morte en 1939. Elle est connue comme l’apôtre de l’Unité des Églises chrétiennes pour laquelle elle donna sa vie.


Armand Veilleux

Moine trappiste, Abbaye Notre-Dame de Scourmont, Chimay (Belgique)
Ses homélies en ligne

 

Bhse Maria Gabriella Seghaddu.JPG* Maria Sagheddu est née en 1914 à Dorgali, en Sardaigne, dans une famille de bergers. Dès l'enfance, elle fait preuve d'un caractère affirmé. Elle appartient à un milieu catholique fervent. Jeune fille, elle est membre de l'Action catholique et consacre du temps au service des malades et des personnes âgées.

À vingt-et-un ans, elle décide de s'orienter vers la vie religieuse et choisit d'entrer au monastère de Grottaferrata, de l'Ordre Cistercien de la Stricte Observance (les trappistes), le . Le monastère est alors de fondation récente et pauvre. Maria, qui a reçu comme nom de religion Maria Gabriella, craint de ne pas être admise à la profession (c'est-à-dire l'engagement monastique selon les trois vœux d'obéissance, de conversion de vie et de stabilité). Elle a en effet la critique et l'impatience faciles. Mais elle est acceptée par la communauté. Elle prend l'habit le , émet ses premiers vœux (pour trois ans) le , fête du Christ-Roi.

L'Offerta 1-ptite.jpgLa communauté de Grottaferrata et son abbesse étaient très sensibles à la cause œcuménique : la réconciliation des chrétiens désunis. Maria Gabriella se sentit appelée à offrir sa vie pour l'unité des chrétiens. S'« offrir » ainsi, pour un chrétien, signifie aimer jusqu'au bout Dieu et ses frères. Le « jusqu'au bout » de Maria Gabriella fut rapide : atteinte de la tuberculose, elle mourut le , après quinze mois de souffrances et de tentatives infructueuses pour la guérir.

Sœur Maria Gabriella a été béatifiée par Jean-Paul II le . Dans son encyclique Ut unum sint (Qu'ils soient un, pour l'unité des chrétiens) ce même pape dira : J'ai voulu proposer aux fidèles de l'Église catholique un modèle qui me paraît exemplaire, celui d'une sœur trappistine, Maria Gabriella de l'Unité, que j'ai proclamée bienheureuse le 25 janvier 1983. Sœur Maria Gabriella, appelée par sa vocation à être en dehors du monde, a consacré son existence à la méditation et à la prière centrées sur le chapitre 17 de l'Évangile selon saint Jean et elle a offert sa vie pour l'unité des chrétiens. Voilà ce qui est au centre de toute prière : l'offrande totale et sans réserve de la vie au Père, par le Fils, dans l'Esprit Saint. L'exemple de sœur Maria Gabriella nous instruit, il nous fait comprendre qu'il n'y a pas de moments, de situations ou de lieux particuliers pour prier pour l'unité Ut unum sint, §27).

source: wikipedia


Méditer
source : Croire

La  vie spirituelle de Maria Sagheddu nous enseigne trois choses : la première et la plus évidente, c'est la reconnaissance de la miséricorde que Dieu lui témoignait en lui demandant de lui appartenir totalement. La seconde, c'est son désir de répondre avec toute son énergie à la grâce : que s’achève en elle ce que le Seigneur a commencé. Enfin que s’accomplisse en elle la volonté de Dieu. C'est ainsi, nous rappelle-t-elle, que nous pouvons parvenir à la paix véritable. 


É
couter

Psaume 18 “Ouvre mes yeux à tes merveilles” (Vêpres),
extrait de Les Voix Cisterciennes (SM)

saint pardoux,armand veilleux,trappiste,maria gabriella saghedu,sanctuaire naturel saint-pardoux,christ-roi,foi,christianisme,eucharistie,sacré cœur,sandrine treuillardPSAUME 18

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

Là, se trouve la demeure du soleil : +
tel un époux, il paraît hors de sa tente,
il s'élance en conquérant joyeux.

Il paraît où commence le ciel, +
il s'en va jusqu'où le ciel s'achève :
rien n'échappe à son ardeur.

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; *
la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; *
le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.

La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ; *
les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
plus désirables que l'or, qu'une masse d'or fin, *
plus savoureuses que le miel qui coule des rayons.

saint pardoux,armand veilleux,trappiste,maria gabriella saghedu,sanctuaire naturel saint-pardoux,christ-roi,foi,christianisme,eucharistie,sacré cœur,sandrine treuillardAussi ton serviteur en est illuminé ; +
à les garder, il trouve son profit. *
Qui peut discerner ses erreurs ?
Purifie-moi de celles qui m'échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil :
qu'il n'ait sur moi aucune emprise. *
Alors je serai sans reproche, pur d'un grand péché.

Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ; *
qu'ils parviennent devant toi, Seigneur,
mon rocher, mon défenseur !

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

Là, se trouve la demeure du soleil : +
tel un époux, il paraît hors de sa tente,
il s'élance en conquérant joyeux.

Il paraît où commence le ciel, +
il s'en va jusqu'où le ciel s'achève :
rien n'échappe à son ardeur.

saint pardoux,armand veilleux,trappiste,maria gabriella saghedu,sanctuaire naturel saint-pardoux,christ-roi,foi,christianisme,eucharistie,sacré cœur,sandrine treuillardLa loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; *
la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; *
le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.

La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ; *
les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
plus désirables que l'or, qu'une masse d'or fin, *
plus savoureuses que le miel qui coule des rayons.

Aussi ton serviteur en est illuminé ; +
à les garder, il trouve son profit. *
Qui peut discerner ses erreurs ?
Purifie-moi de celles qui m'échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil :
qu'il n'ait sur moi aucune emprise. *
Alors je serai sans reproche,
pur d'un grand péché.

Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ; *
qu'ils parviennent devant toi, Seigneur,
mon rocher, mon défenseur !

 


saint pardoux,armand veilleux,trappiste,maria gabriella saghedu,sanctuaire naturel saint-pardoux,christ-roi,foi,christianisme,eucharistie,sacré cœur,sandrine treuillardPrier
avec sr Maria Gabriella Sagheddu


Dans la simplicité de mon cœur,

je T'offre tout avec joie, ô Seigneur.

Tu as daigné m'appeler à Toi,
et je viens à Tes pieds.

En ce jour de Ta fête royale,
Tu veux faire de moi,
créature misérable, la reine.

Je Te remercie avec toute l'effusion de l'âme,
et en prononçant les saints vœux
je m'abandonne entièrement à Toi.

Ô Jésus
fais que je puisse demeurer toujours fidèle à mes promesses
et que je ne reprenne jamais
ce que je Te donne en ce jour
Viens et règne dans mon âme,
tel un Roi d'amour.



Photographies et vidéo à l'Île Saint-Pardoux, Sury-ès-Bois (Cher) ; "L'Offerta" (sculpture installée au Palazzo dei Papi di Viterbo - Italie, 1994) par Sandrine Treuillard.
Sauf celle de Maria Gabriella Saghedu

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Contemplation en Temps pascal - Île Saint-Pardoux

20.04.2020

Le miroir du 'Merci Jésus' - L'expérience de la rencontre de Jésus - Homélie de Pâques à l'Île Saint-Pardoux

L'expérience de la rencontre de Jésus -
Lecture de l'homélie d'Armand Veilleux à Saint-Pardoux

Homélie pour le Samedi de l'Octave de Pâques 2020
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18 avril 2020 – Samedi dans l’Octave de Pâques
Ac 4, 13-21 ; Mc 16, 9-15

IMG-20200418-01560.jpgCe passage de l’Évangile de Marc nous donne une description rapide et globale de la première évangélisation chrétienne, dans les jours qui suivent la résurrection de Jésus. Marc trace une distinction très nette entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, entre ceux qui font une expérience personnelle de Jésus, et ceux pour qui ce qui leur est raconté par d’autres demeure quelque chose d’extérieur.

Marie-Madeleine est la première à faire une expérience personnelle de la rencontre de Jésus ressuscité le matin de Pâques. Elle va tout de suite le raconter à tous les disciples de Jésus qui se trouvaient à Jérusalem, mais ils refusent de la croire. Puis Jésus se manifeste aux deux voyageurs allant à Emmaüs, qui s’en vont aussi le raconter aux Apôtres à Jérusalem, qui ne croient pas non plus. Enfin Jésus apparaîtra aux Onze, à la fin du récit, il leur reproche d’avoir eu un cœur dur qui n’a pas su croire. Puis il leur commande d’aller porter la bonne nouvelle qu’il est vivant à toute la création.

IMG-20200418-01561.jpgDe ce passage de l’Évangile de Marc nous pouvons retenir que ceux qui ont fait l’expérience personnelle de la présence de Jésus vivant doivent l’annoncer aux autres. Ce que Jésus reproche ici à ses disciples ce n’est pas de ne pas avoir cru en Lui, mais précisément de ne pas avoir cru en l’expérience de ceux qui l’ont vu. Il y a en cela une leçon très importante concernant la transmission de la foi. La foi se transmet de personne à personne. Si nous avons la foi, c’est que nous l’avons reçue à travers une longue chaîne de témoins, dont chacun a rendu témoignage de son expérience. L’enseignement sur ce que nous appelons les « vérités de la foi » est important, bien sûr. Mais ce n’est pas à travers cet enseignement que se transmet la foi. Elle se transmet à travers le partage d’une expérience vécue.

IMG-20200418-01564.jpgPar ailleurs il ne suffit pas d’entendre l’annonce de la foi, ou le partage d’une expérience de foi pour croire. Il faut faire en même temps l’expérience personnelle de la rencontre de Jésus. Ce qui empêche de faire cette rencontre, c’est la dureté du cœur, que Jésus reproche à ses disciples d’avoir. Un cœur dur est un cœur qui n’est pas pur, qui est divisé. Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Demandons à Jésus de nous donner toujours un cœur pur qui nous rende possible de croire, c’est-à-dire de percevoir la présence continuelle de Jésus dans nos vies et aussi dans la vie de ceux qui nous entourent, surtout ceux et celles qui nous parlent de leur rencontre avec Jésus.

Armand Veilleux
Moine trappiste, Abbaye Notre-Dame de Scourmont, Chimay (Belgique)
Ses homélies en ligne

 

Le miroir du Merci Jésus à Saint-Pardoux

 

Photographies et vidéos de l'Île Saint-Pardoux, Sury-ès-Bois (Cher) par Sandrine Treuillard.

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