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06.10.2014

5 octobre Journée Internationale de Lutte contre la GPA - Ludovine de La Rochère

Discours sous embargo - seul le prononcé fait foi

 

         Comme une immense lame de fond, vous êtes le peuple qui se lève pour lancer un cri d’alarme : que faisons-nous de notre humanité ? Que faisons-nous de l’homme et de la femme ? Que faisons-nous de l’enfant ?

 

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          Bravant les difficultés matérielles et économiques, vous êtes venus de tous les territoires de France et du monde entier. De toutes conditions, de toutes confessions, de toutes opinions politiques et philosophiques, vous êtes des femmes et des hommes libres, vous n’avez pas peur de faire éclater la carcan du « politiquement correct » et ce, en dépit des sempiternelles accusations qui ne visent qu’à nous faire taire, qui tiennent lieu d’arguments à nos opposants. Ces accusations d’autant plus répétées que plus personne n’y croit.

 

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Tous, vous êtes là pour l’abolition universelle de la GPA.

Car il est encore temps d’agir.

Notre civilisation s’est construite sur le respect des droits d’autrui. Or justement, les droits des uns s’arrêtent là où commencent ceux des autres, en l’occurrence ceux des femmes et ceux des enfants. 

         Nous ne pouvons pas nous mentir : la gestation pour autrui est un esclavage.

         La conscience universelle dit que la vie humaine n’a pas de prix, que la seule valeur qu’elle a, est infinie.

         Or la GPA est un marché effrayant avec offres et demandes, concurrence, prix et garanties.

         Et je pense naturellement à Gammy, cet enfant trisomique qu’un couple d’Australiens n’a plus voulu après l’avoir acheté. Mais sa mère a rompu ce contrat inhumain : elle ne l’a pas abandonné, elle l’a gardé, elle l’a sauvé.

IMG-20141005-00230.jpg         De ce marché où l’enfant est une chose, nous ne voulons pas, sous aucun prétexte, aucun motif. Le désir d’enfant ne justifie pas de le traiter comme une marchandise que l’on produit et que l’on vend.

         L’humanité a déjà connu ce type de marché dans l’histoire. Cela s’appelait l’esclavage. Depuis l’Antiquité, chaque époque a connu sa forme d’esclavage. La déclaration universelle des droits de l’Homme de 1946 l’a définitivement condamné.

         C’est la grandeur de notre civilisation d’y avoir mis fin.

         Hélas, l’esclavage a resurgi sous une nouvelle forme, celle de la GPA. Mais nous ne pourrons pas dire : « nous ne savions pas », car nous savons.

         Et le nier, c’est être complice des agences qui l’organisent. 

         Cependant les lignes bougent. De tous les bords politiques, de toutes les familles de pensées, des voix autorisées se sont élevées ces derniers mois pour condamner sans appel ce marché. Encourageons-les ! Des pétitions sont en cours : signons-les !

         Car il est encore temps d’agir.

IMG-20141005-00275.jpg         Avant-hier le Premier ministre a déclaré que « la GPA est et sera interdite en France… (et) que le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. » Il a dit enfin que « La France entend promouvoir une initiative internationale sur la GPA. » 

         M. Valls a enfin compris la nature même de la GPA, et de cela nous pouvons être fiers, car c’est votre détermination, votre courage à manifester pacifiquement tant et tant de fois depuis deux ans qui l’ont fait comprendre à monsieur Valls !

         Merci à vous tous de n’avoir rien lâché ! C’est une très grande victoire collective !

         Mais, car il y a un mais, l’histoire n’est pas finie.

         Nous sommes ici pour que le Premier ministre passe de la parole aux actes, c’est-à-dire pour qu’il :

         - retire la circulaire Taubira qui tolère de fait la GPA ;

         - ne mette pas en oeuvre l’injonction faite à la France par la Cour Européenne des droits de l’Homme d’inscrire à l’état civil la filiation, bidon en partie ou totalement, exigée par les clients de mère porteuse ;

         - dissuade tout citoyen français de recourir à une mère porteuse, à l’étranger comme en France ;

         - poursuive en justice les agences qui proposent des mères porteuses en France en fraudant la loi, en toute impunité jusqu’à ce jour.

 

         Monsieur le Premier ministre, passez de la parole aux actes, dès aujourd’hui !

         Pouvons-nous avoir encore confiance dans la justice de notre pays ? Je m’interroge ! La Cour de cassation vient de dire un droit qui contredit la législation française et la mise en garde du Conseil constitutionnel sur la filiation. La Cour de cassation se fait ainsi complice de la fabrication d’orphelins de père !

IMG-20141005-00244.jpg         Mais nous espérons encore, et nous sommes là pour cette raison, que le Conseil d’Etat ne cèdera pas aux scandaleuses injonctions de la CEDH sur la pratique des mères porteuses.

         Car, vous l'avez compris, la CEDH est en réalité favorable à la GPA, elle est complice de cet esclavage ! Et ce, alors même que l’existence de la CEDH est fondée sur la Convention européenne des droits de l’Homme ! Hélas, elle ne connaît plus le sens des mots et oublie totalement les droits de l’enfant, comme si le petit d’Homme n’était pas lui-même un Homme !

         Osons, espérons que le Conseil d’Etat ait le courage d’invalider la circulaire Taubira dans l’avis qu’il doit rendre... depuis maintenant un an et demi ! Aurait-il par hasard attendu l’avis de la CEDH ? Je m’interroge !...

         Espérons cependant que le Conseil d’Etat ne facilite pas le contournement de l’interdiction de la GPA, qu’il ne sera pas complice de l’asservissement de la femme et de la marchandisation de l’enfant !

         Hélas, nous sommes dans un contexte étonnant dans lequel les politiques laissent quelques personnes non mandatées, non élues, prendre les principales décisions, celles qui concernent notre humanité !

IMG-20141005-00277.jpg         Ainsi, Mms Valls et Hollande ont déclaré qu’ils suivraient, sur la PMA sans père, l’avis du CCNE, le Comité Consultatif National d’éthique. Comme son nom l’indique, celui-ci n’est en principe que CONSULTATIF ! 

         Quelle lâcheté, Messieurs ! 

         Et ouvrons les yeux, regardons au-delà de nos frontières : La GPA, déjà autorisée dans trop d’Etats, est un marché fructueux, qui se chiffre en milliards d’euros. 

         Ce soir l’écho de notre mobilisation raisonne jusque dans les fermes d’Inde, du Nigeria, de Russie ou de Thaïlande où des femmes et des enfants subissent la sordide loi du marché qui se joue de leur pauvreté.

         Oui, le sort de ces femmes et de leurs enfants qui leur seront arrachés à la naissance est entre nos mains.

         Oui, ces femmes attendent que notre liberté permette qu’elles reconquièrent la leur et qu’elles n’entendent jamais l’écho de cette interrogation atroce : « mère, pourquoi m’as-tu vendu ? ».

         C’est une mère qui vous parle.

         Aujourd’hui je m’exprime au nom de toutes les femmes.

         Depuis l’aube de l’humanité, les femmes ont porté leurs enfants.

         Comme elles, comme les mères veilleuses que vous connaissez, j’ai porté mes enfants et jamais je n’aurai eu la force de me séparer de l’un d’eux.

IMG-20141005-00245.jpg         Les enfants sont la chair de la chair des femmes.

         Et il ne peut y avoir une mère sociale, une mère biologique, une mère donneuse d’ovocyte, etc. Non, une mère, c’est tout cela, tout cela à la fois, en même temps, en harmonie, intimement lié.

         Et l’enfant n’est pas un objet. Il est comme chacun de nous un sujet à part entière : corps, cœur et esprit.

         Et l’enfant est lié à sa mère et à son père comme l’arbre aux racines dont il est issu et dont il vit.

         L’interdiction de la GPA ne se négocie pas. Elle se décrète. Car la GPA juste n’existe pas.

         La GPA éthique n’existe pas.

         La GPA est ou n’est pas.

         Or nous ne voulons pas du Meilleur des mondes, ce monde dans lequel les enfants ne se développent pas dans le sein maternel, ce monde qui bannit le terme de « mère » puisque la femme ne porte plus son enfant ! 

IMG-20141005-00281.jpg         Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec l'Histoire. Elle nous appelle à mener une lutte pacifique pour l’abolition de ce nouvel esclavage.

         Nous sommes les héritiers du pays qui inventa les droits de l’Homme.

         Notre responsabilité est immense. Le monde entier nous regarde.

         Soyons le fer de lance d’un peuple que blesse la GPA, qu'elle soit pratiquée en France ou à l'étranger !

         Soyons fidèles au principe gravé dans le marbre de la tradition française de la non disponibilité du corps humain.

         Devant l’horreur, c’est notre humeur, notre honneur, de nous engager comme l’ont fait nos aînés contre l’esclavage. 

         J’appelle les Français, les Européens et tous les citoyens du monde à se mobiliser pour arrêter cette folie. C’est pourquoi je propose que nous fassions du 5 octobre la journée internationale de lutte contre la GPA.

         Et je vous propose aussi cet objectif, qui est notre issue : celle d’un traité international qui, seul, empêchera sa généralisation.

         Le mariage et l’adoption Taubira sont l’arbre qui voulait cacher la forêt de la PMA sans père, de la GPA et du genre. Et tous ceux qui ont prétendu le contraire ont menti. Les masques sont en train de tomber.

         Cette loi devra donc être abrogée, comme cela a été le cas dans d’autres pays. Ces États ont compris les conséquences et finalement préféré pour les couples de même sexe une alternative au mariage.

         Cette semaine le gouvernement a une nouvelle fois montré son désamour des familles en annonçant des mesures qui vont encore les fragiliser. Economiser de l’argent sur leur dos est un choix désastreux dont la France paiera les conséquences beaucoup plus vite qu’il ne le pense.

             La force de notre pays est une démographie dynamique, résultat d’une politique familiale ambitieuse, originale et ancienne. La déconstruire est une lourde erreur, humainement et collectivement.

         Arrêtez cela dès aujourd’hui Monsieur le Premier ministre !

IMG-20141005-00280.jpg         En ce qui nous concerne, nous continuerons à nous mobiliser toujours pacifiquement, mais sans relâche. Nous ne laisserons plus les ultra-libertaires dicter leur calendrier et les échéances de ces prétendus « progrès ». Il n’y pas plus obscurantiste que la GPA ! 

         Et nous ferons mieux : nous poursuivrons nos propositions pour consolider les familles, pour défendre l’enfant.

         Nous sommes en train de changer le cours de l’histoire. Ne relâchons pas nos efforts malgré les difficultés !` 

         Hommes et femmes libres, agissons pour libérer les opprimés, ces femmes utilisées et ces enfants vendus.

         Notre conscience sera notre récompense, et l’Histoire le juge ultime de nos actes. 

         Anti GPA de tous les pays, unissons-nous ! 

         Vive l’humanité homme/femme !

         Vive l’humanité libre !

         Nous ne lâcherons rien, jamais !

 

Ludovine de La Rochère
Présidente de La Manif Pour Tous
Discours du 5 octobre 2014

 

18.09.2014

Des femmes « vaillantes », à toutes les époques…

foi,ludovine de la rochère,la vaillante,politique,christianisme,égalité,théorie du genre(La Vaillante dédie cet article à Ludovine de la Rochère, rencontrée le 17 septembre 2014 à Saint-Mandé, à l’issue de la conférence-débat qu’elle donna avec Esther Pivet, intitulé « Gender à l’école : mythe ou réalité ».)

 

LE DON DE L’ÉPOUSE 

         Le Concile Vatican II a renouvelé dans l’Église la conscience de l’universalité du sacerdoce. Dans la Nouvelle Alliance, il n’y a qu’un seul sacrifice et un seul prêtre, le Christ. Tous les baptisés, les hommes comme les femmes, participent à ce sacerdoce unique, car ils doivent « s’offrir en victimes vivantes, saintes, agréables à Dieu (cf. Rm 12, 1), porter témoignage du Christ sur toute la surface de la terre, et rendre raison, sur toute requête, de l’espérance qui est en eux d’une vie éternelle (cf. 1 P 3, 15) ».[i] La participation universelle au service du Christ, par lequel le Rédempteur a offert au Père le monde entier et en particulier l’humanité, fait de tous les membres de l’Église « un royaume de prêtres » (Ap 5, 10 ; 1 P 2, 9), c’est-à-dire qu’ils participent non seulement à la mission sacerdotale, mais encore à la mission prophétique et royale du Christ-Messie. Cette participation entraîne en outre l’union organique de l’Église, comme Peuple de Dieu, avec le Christ. Le « grand mystère » de la Lettre aux Éphésiens s’y exprime en même temps : l’Épouse unie à son Époux, unie parce qu’elle vit de sa vie ; unie parce qu’elle participe de sa triple mission (tria munera Christi) ; unie de manière à répondre par un « don désintéressé » de soi au don ineffable de l’amour de l’Époux, le Rédempteur du monde. Cela concerne toute l’Église, les femmes comme les hommes, et évidemment cela concerne aussi ceux qui participent au « sacerdoce ministériel » [ii] qui est par nature en service. Dans le cadre du « grand mystère » du Christ et de l’Église, tous sont appelés à répondre — comme une épouse — par le don de leur vie au don ineffable de l’amour du Christ qui est seul, come Rédempteur du monde, l’Époux de l’Église. Dans le « sacerdoce royal », qui est universel, s’exprime en même temps le don de l’Épouse.

         Cela revêt une importance fondamentale pour comprendre l’Église dans son essence même, en évitant de reprendre pour l’Église — même en sa qualité d’institution composée d’êtres humains et inscrite dans l’histoire — des critères d’interprétation et de jugement qui sont sans rapport avec sa nature. Même si l’Église possède une structure « hiérarchique »,[iii] cette structure est cependant ordonnée à la sainteté des membres du Christ. Et la sainteté s’apprécie en fonction du « grand mystère » dans lequel l’Épouse répond par le don de l’amour au don de l’Époux, le faisant « dans l’Esprit Saint » parce que « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Le Concile Vatican II, en confirmant l’enseignement de toute la tradition, a rappelé que, dans la hiérarchie de la sainteté, c’est justement la « femme », Marie de Nazareth, qui est « figure » de l’Église. Elle nous « précède » tous sur la voie de la sainteté ; en sa personne « l’Église atteint déjà à la perfection qui la fait sans tache ni ride (cf. Ep 5, 27) ».[iv] En ce sens on peut dire que l’Église est « mariale » en même temps qu’ « apostolique » et « pétrinienne ».[v]

         Dans l’Histoire de l’Église, dès les premiers temps, il y avait aux côtés des hommes de nombreuses femmes pour qui la réponse de l’Épouse à l’amour rédempteur de l’Époux prenait toute sa force expressive. Nous voyons tout d’abord celles qui avaient personnellement rencontré le Christ, qui l’avait suivi et qui, après son départ, « étaient assidues à la prière » avec les Apôtres au Cénacle de Jérusalem jusqu’au jour de la Pentecôte. Ce jour-là, l’Esprit Saint parla par « des fils et des filles » du Peuple de Dieu, accomplissant ce qu’avait annoncé le prophète Joël (cf. Ac 2, 17). Ces femmes, et d’autres encore par la suite, eurent un rôle actif et important dans la vie de l’Église primitive, dans la construction, depuis ses fondements, de la première communauté chrétienne — et des communautés ultérieures — grâce à leurs charismes et à leurs multiples manières de servir. Les écrits apostoliques retiennent leurs noms, ainsi Phébée, « diaconesse de l’Église de Cenchrées » (cf. Rm 16, 1), Priscille avec son mari Aquila (cf. 2 Tm 4, 19), Évodie et Syntyché (cf. Ph 4, 2), Marie, Tryphène, Persis, Tryphose (cf. Rm 16, 6. 12). L’Apôtre parle de leurs « fatigues » pour le Christ : celles-ci montrent les divers domaines du service apostolique dans l’Église, en commençant par « l’Église domestique ». En effet, la « foi sans détour » y passe de la mère aux enfants et aux petits-enfants, comme cela eu lieu dans la maison de Timothée (cf. 2 Tm 1, 5).

         La même chose se renouvelle au cours des siècles, de génération en génération, comme le montre l’histoire de l’Église. L’Église, en effet, en défendant la dignité de la femme et sa vocation, a manifesté de la gratitude à celles qui, fidèles à l’Évangile, ont participé en tout temps à la mission apostolique de tout le Peuple de Dieu, et elle les a honorées. Il s’agit de saintes martyres, de vierges, de mères de familles qui ont témoigné de leur foi avec courage et qui, par l’éducation de leurs enfants dans l’esprit de l’Évangile, ont transmis la foi et la tradition de l’Église.

foi,ludovine de la rochère,la vaillante,politique,christianisme,égalité,théorie du genre         À toutes les époques et dans tous les pays, nous trouvons de nombreuses femmes « vaillantes » (cf. Pr 31, 10) qui, malgré les persécutions, les difficultés et les discriminations, ont participé à la mission de l’Église. Il suffira de mentionner ici Monique, la mère d’Augustin, Macrine, Olga de Kiev, Mathilde de Toscane, Edwige de Silésie et Edwige de Cracovie, Élisabeth de Thuringe, Brigitte de Suède, Jeanne d’Arc, Rose de Lima, Elisabeth Seton et Mary Ward.

         Le témoignage et l’action des femmes chrétiennes ont eu une influence significative dans la vie de l’Église, comme aussi dans la vie de la société. Même face à de graves discriminations sociales, les saintes femmes ont agi « librement », rendues fortes par leur union avec le Christ. Cette union et cette liberté fondées en Dieu expliquent par exemple l’action importante de sainte Catherine de Sienne dans la vie de l’Église et de sainte Thérèse de Jésus dans la vie monastique.

         De nos jours, l’Église ne cesse de s’enrichir grâce au témoignage de nombreuses femmes qui épanouissent leur vocation à la sainteté. Les saintes femmes sont une incarnation de l’idéal féminin ; mais elles sont aussi un modèle de « sequela Christi », un exemple de la manière dont l’Épouse doit répondre avec amour à l’amour de l’Époux.

  

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Article 27 de
LA DIGNITÉ ET LA VOCATION DE LA FEMME
Lettre apostolique Mulieris dignitatem
15 août 1988
Saint Jean-Paul II

        



[i] Cf. CONC.ŒCUM. VAT.II, Const. Dogm. Sur l’Église Lumen gentium, n.10.

[ii]Cf. ibid. n.10.

[iii]Cf. ibid. nn. 18-29.

[iv]Cf. ibid. n. 65 ; cf. Encycl. Redemptoris Mater, nn. 2-6 : lc., pp. 362-367.

[v]« Ce profil marial est aussi fondamental et caractéristique de l’Église — sinon davantage — que le profil apostolique et pétrinien, auquel il est profondément uni. […] la dimension mariale de l’Église précède la dimension pétrinienne, tout en lui étant étroitement unie et complémentaire. Marie, l’Immaculée, précède tout autre personne et, bien sûr, Pierre lui-même et les Apôtres. Non seulement parce que Pierre et les Apôtres, issus de la masse du genre humain qui naît sous le péché, font partie de l’Église ”sancta ex peccatoribus”, mais aussi parce que leur triple munus ne tend à rien d’autre qu’à former l’Église dans cet idéal de sainteté qui est déjà préformé et préfiguré en Marie. Comme l’a si bien dit un théologien contemporain, ”Marie est ‘la Reine des Apôtres’, sans revendiquer pour elle les pouvoir apostoliques. Elle a autre chose et beaucoup plus” (H.U. VON BALTHASAR, Neue Klarstellungen) » : Allocution aux Cardinaux et aux Prélats de la Curie romaine (22 décembre 1987) : L’Osservatore Romano, 23 décembre 1987. 

 


Photos : Oratoire Jean-Paul II
église Saint-Pierre du Gros Caillou
Paris 7ème

 

01.09.2014

Le genre à l'école (Ludovine de la Rochère #5oct14)

Chers compatriotes,

 

ABC égalité.jpg         Benoît Hamon (que Najat Vallaud-Belkacem remplace) prend les français pour des crétins. Pourquoi ? Parce que ”ABCD de l’égalité”, ”plan égalité”, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. C’est même encore pire. Pourquoi ? Parce que Benoît Hamon et Mme Najat Vallaud-Belkacem ont dit qu’ils allaient étendre ce plan à tous les niveaux scolaires, de la maternelle au baccalauréat, et à toutes les disciplines, puisque les programmes scolaires sont en cours de refonte. On va en fait beaucoup plus loin.

         Alors quel est le problème ? L’égalité, c’est formidable, on est tous pour, bien entendu. La question qui nous préoccupe est le contenu réel de ce ”plan égalité”.

ThéoGenreDécryptageFJL.jpg         Premier point : quand on se plonge dans ce contenu, on découvre que tout ce qui est féminin est dévalorisé. Tout ce qui est féminin est considéré comme moins bien. Quel est l’objectif ? L’objectif est que la femme soit un homme comme les autres. Exemple : il est dit, notamment, que ”quand on joue au ballon” on peut mesurer, évaluer la force et la réussite de ce que l’on fait. Et ”quand on joue à la poupée” rien n’est en jeu. Vous voyez tout simplement que ce qui est féminin est déconsidéré. C’est parfaitement anti féministe.

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         Deuxième point : il est demandé aux enseignants de considérer leurs élèves comme des êtres neutres, absolument neutres. Et eux-mêmes, de manière neutre. Par exemple, dans la grille d’auto-évaluation de l’académie de Créteil, il est demandé à l’enseignant de s’interroger lui-même : « Fais-je référence à mon appartenance sexuelle ? À celle des élèves ? ». Ainsi, l’enseignant doit faire comme s’il avait devant lui ni garçon ni fille, comme si lui-même n’était ni homme ni femme. Il ne doit même pas l’évoquer. On est dans le déni de la réalité humaine.

         Troisième point : ”Déconstruire les stéréotypes de genre”. Une expression difficile à comprendre, et par-là, on enfume les français. Alors moi je vais la décrypter : déconstruire, cela veut dire démolir. Peut-on démolir, alors que nous avons tous à nous construire nous-mêmes, à commencer par les enfants, bien sûr, et à construire notre société et son avenir ?

StéréoTypesGenres.jpg         ”Les stéréotypes de genre” : voilà une expression des gender studies (études de genre). L’identité de genre est une identité floue, ambiguë. L’identité de genre est ce que je ressens, est ce que je me sens être, c’est subjectif. On ne peut pas se fonder là-dessus pour se comprendre.

         Je vais parler des ”stéréotypes sexués”, une notion plus objective. Les ”stéréotypes sexués” sont toutes les manifestations, les signes de notre féminité et de notre masculinité. C’est ainsi que nous savons qui est notre interlocuteur, c’est ainsi aussi que nous sommes nous-mêmes compris par notre interlocuteur. Autrement dit, ce sont des repères fondamentaux dans les relations humaines pour vivre ensemble et pour vivre avec soi-même. Donc, déconstruire les stéréotypes c’est catastrophique.

         Il est vrai qu’il y a quelques stéréotypes sexistes et il faut les combattre. Mais de manière générale, vouloir déconstruire les stéréotypes de genre - comme ils disent - c’est très grave. Surtout auprès des jeunes enfants.

          Je vous invite donc à continuer à signer la consultation nationale de La Manif Pour Tous. Vous la trouverez sur le site internet www.lamanifpourtous.fr.

         Je renouvelle aussi mon invitation à réserver votre week-end du 4-5 octobre prochain. Cochez dans votre agenda. Nous allons vous appeler à descendre massivement dans la rue. Nous devons obtenir le retrait de toute intrusion de l’idéologie du genre à l’école. Le genre n’a rien à faire à l’école : ni à la maternelle, ni au collège, ni au lycée.

         Je vous remercie. Rappellez-vous : on ne lâche rien, jamais.

           LUDOVINE DE LA ROCHÈRE

Vidéo du Décryptage du « Plan égalité » : Esther Pivert – Coordinatrice de VIGIGENDER.