Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • On autoriserait le médecin à donner la mort à son patient, en conscience

    Lien permanent

    Retrouvez cet article sur la page enrichie De la dignité humaine & de la loi Leonetti.

     

    SDD ouvertureSite.jpg         Nous sommes plus de 500 étudiants en médecine de toute la France, regroupés au sein de l'association Soigner Dans la Dignité pour encourager la réflexion et la formation sur la fin de vie.

             Nous voulons lutter contre les peurs entourant la fin de vie, la défiance entretenue par certains contre le corps médical, et contre un préjugé destructeur : non, on ne meurt pas en France dans d'atroces souffrances, les solutions existent mais manquent de moyens et de visibilité.  

    SDD Logo.jpg         Les lois sur la fin de vie ne sont pas assez connues et appliquées. Ce constat unanime motive certains pour demander un nouveau texte. Nous refusons cette démarche. Le cadre actuel de 2005, reconnu et estimé à l'étranger, ouvre une troisième voie raisonnable entre acharnement thérapeutique et euthanasie. La priorité est de faire connaitre cette loi, et non d'en écrire une nouvelle.  

             Alors que le rapport que vont rendre prochainement Jean Leonetti et Alain Claeys à l'Assemblée Nationale devrait proposer des changements importants dans ce domaine, il nous semble important de revenir sur le cas de la sédation en phase terminale d'une maladie.

    SDDOuvertureSite2.jpg         Ce procédé consiste à faire baisser la vigilance du malade de manière réversible dans les situations extrêmes de souffrances liées à une angoisse forte, de détresse respiratoire ou de très rares douleurs réfractaires au traitement antalgique. Ce protocole n'intervient qu'en dernier recours, il concerne une très faible proportion des personnes accompagnées en soins palliatifs. En effet, les médicaments utilisés sont néfastes pour l'organisme, et peuvent abréger la vie du patient par ailleurs. 

    SDD Logo.jpg

             La loi encadre l'utilisation de tels produits. S'applique alors le principe du double effet : un tel acte médical n'est possible que si l'intention et la volonté du médecin sont d'apaiser les souffrances de la personne, et non d'abréger sa vie. L'intention du médecin introduit ici ne se réduit pas à un concept moral, au contraire. L'intention qui préside à la mise en place d'un traitement régi par le double effet est visible dans les doses mises en place. Les médecins recherchent en effet la plus faible dose efficace, pour minimiser les effets secondaires du produit.  

             Nous sommes alertés par certains propos concernant la sédation. On nous parle notamment d'un « droit à la sédation profonde et terminale », évacuant le principe du double effet. On autoriserait alors très clairement le médecin à donner la mort à son patient, en conscience. Il pourrait ainsi utiliser un sédatif à forte dose, sans que la loi ne prenne en compte son intention. Nous refusons le raccourci mensonger et malheureux d'une euthanasie par sédation profonde, hypocritement déguisée sous ce nom de sédation terminale.

    SDD OuvertureSite 3.jpg         Cette mesure n'est pas un ajustement. Elle franchit une limite dangereuse : nous entrons dans la logique euthanasique. 

             Nous payons aujourd'hui le lourd tribu du manque critique de praticiens formés et disposant des moyens nécessaires à accompagner le mourant dans le respect de sa dignité d'homme. 

     

             Nous, soignants de la France de demain, voulons être une force de proposition au service d'une médecine à visage humain.  

    SDD Logo.jpg

             Nous constatons l'urgence d'informer nos concitoyens sur la loi. Nous désirons être formés à l'accompagnement et refusons toute mesure qui donne au médecin le pouvoir de mettre fin à la vie de son patient. Notre vocation de médecins reçue d'Hippocrate est de « guérir parfois, soulager souvent, réconforter toujours ». Nous sommes au service de nos patients, nous ne voulons pas d'une médecine qui distille la vie ou la mort à volonté.

    Jean Fontant SDD.jpgJean Fontant
    Interne en soins palliatifs, Président de Soigner Dans la Dignité
    Article repris du Figaro Vox

     

     

     

    Alix, étudiante en médecine et porte-parole de Soulager mais pas tuer

     

  • Nous ne sommes pas là pour conserver mais pour libérer ! #5 oct 2014 Les Veilleurs

    Lien permanent

    La Vaillante est heureuse d'accueillir une nouvelle fois la parole du représentant des Veilleurs.

    Capture d’écran 2014-12-16 à 15.26.53.pngChers amis, 

             Il y a seulement quelques mois, nous n’imaginions pas que le bien commun de la Cité et la valeur inaliénable de la personne puissent être ainsi sacrifiés. Et pourtant voici venue, avec la PMA et la GPA, l’ultime transgression vers la marchandisation de tout ! Mais nous n’imaginions pas non plus, il y a seulement quelques mois, que notre génération de veilleurs se lèverait ainsi, refusant de vivre dans une société soumise à tous les narcissismes sans avoir rien dit. Sans avoir rien proposé d'alternative aux valeurs avariées d’une culture du mensonge et de la consommation. Dans une société où la pulsion prime sur la réflexion, et les plaisirs rapides sur les joies profondes, les Veilleurs sont un signe de contradiction radicale, ou plus simplement humaine. Camus disait que la seule façon de faire face à un monde non libre est de devenir si absolument libre que votre existence même devient un acte de rébellion. Dans un monde en perpétuelle quête de sens, la dialectique du progrès et ses promesses frelatées ont montré leur incapacité à préserver les équilibres naturels et culturels, et à assurer une cohésion sociale fondée sur la justice. Leur échec est là et nous en sommes les témoins. Mais l’espoir est là, aussi, et nous en sommes le signe.

    Capture d’écran 2014-12-16 à 15.24.40.png         Le signe de l’éveil des consciences, c’est que beaucoup d’entre nous s’engagent dans la vie associative, politique et spirituelle, souvent après des années de laisser-aller. Aujourd’hui, nous ne sommes pas seulement réunis dans l’espoir d’une victoire de parlement. Ne serait-ce pas dérisoire dans un pays traversé par une triple crise, économique, morale et politique ? Nous sommes avant tout réunis dans l’espoir d’une véritable metanoïa personnelle et collective, c’est-à-dire un renversement de la pensée dialectique dans notre pays. Ce renversement commence par la conquête de soi, puisque dans la guerre culturelle qui s’est ouverte, c’est bien la conscience qui est visée, la saine conscience de la personne, le bon sens du peuple profond. Les Veilleurs mènent la bataille décisive : par une expérience à la fois intellectuelle et esthétique, ils font le choix de la culture, qui est une option anthropologique. En réconciliant les approches culturelles et politiques, écologiques et anthropologiques, ils leur rendent leur unité perdue. Les Veilleurs agissent à l’ombre des antennes médiatiques et politiques car la vertu naît dans l’ombre. Ils font la lumière sur les affres du temps, puisque le vice meurt à la lumière. Mais ils font surtout le choix de la rencontre plutôt que celui de la division. Car c’est dans la relation que l’homme se reconnaît. C’est à cette insoumission que nous vous appelons ! Veut-on laisser l’homme, et la France in fine, se fracturer de toutes parts ? Levons-nous ! avant que le peuple ne se soulève ! Rejoignons-le, faisons corps avec ses aspirations légitimes. Ne nous préoccupons plus de questions de patrimoine et de comptes en banque : cela passera ! Soucions-nous de ce qui demeure ! Nous ne sommes pas là pour conserver mais pour libérer ! Mettons-y notre cœur, notre courage, reconstruisons la France libre que nous aimons ! C’est une tâche exaltante, une responsabilité, un devoir. C’est un élan d’amour !


    Capture d’écran 2014-12-16 à 15.26.54.pngAxel Nørgaard Rokvam
    réécrit dans la nuit du 4 au 5 octobre 2014