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14.02.2013

V – La différence éclate au grand jour - Quelques réflexions sur le projet de loi « mariage pour tous »

On peut admettre que des hommes se sentent femmes ; des femmes, hommes ; ou encore ni l'un ni l'autre ; mais de là à imposer ce modèle en nous envoyant le signal que nous sommes tous des êtres flottants, comme certains veulent l'introduire dans les programmes scolaires dès le plus jeune âge, il y a là une manipulation et un abus de pouvoir manifestes. La théorie du genre est actuellement introduite avec force non seulement en France, mais dans le monde entier, puisque cette idéologie est soutenue par les instances internationales. C'est une théorie désincarnée qui va, dans sa version la plus radicale (celle qu'on a retenue) jusqu'à nier la biologie dans la constitution des personnalités. Tout serait culturel, et l'homosexualité serait depuis les origines opprimée par le modèle dominant. Cette vision qui nie la réalité la plus évidente ne tient pas un instant à l'analyse. C'est pourtant elle qui nous amène au débat d'aujourd'hui.

 

Le mot « hétérosexuel » forgé en opposition au terme « homosexuel », nous n'en avions auparavant nullement besoin pour désigner l'union homme-femme, qui n'est pas une sexualité parmi d'autres, mais qui reflète la réalité humaine en son altérité essentielle. On oppose l'un et l'autre comme s'il s'agissait de deux modèles concurrents, c'est faux. L'homosexualité ne peut être considérée sur le même plan. De plus, elle n'a pas de contour précis : homosexuel, on peut l'avoir été et ne plus l'être, l'être un peu ou beaucoup, exclusivement ou pas du tout. Ce n'est donc ni une essence, ni un comportement fixe, mais une réalité psychique, intime, qui a toujours existé, qui existera toujours et qui, probablement, gardera toujours sa part de mystère et de complexité. Peut-être certaines personnes sont-elles intrinsèquement disposées, dès leur naissance, à l'homosexualité, mais il est plus vraisemblable que cette tendance naisse de l'histoire de l'individu et de sa construction. La « théorie du genre » voudrait nous faire croire le contraire : être homme ou femme serait « une construction » tandis que l'homosexualité, elle, serait de l'ordre de l'essence. On renverse les choses ! C'est précisément de l'ordre de l'ontologie que d'être homme ou femme, tandis que l'homosexualité est plus « construite ». Cette idéologie inverse les données les plus fondamentales et les plus évidentes au nom de la toute-puissance de l'individu. Le mariage homosexuel est l'expression, la concrétisation d'une philosophie de l'indifférenciation et du constructivisme qui nie le réel en prétendant qu'il n'y a pas vraiment de sexe et qu'on choisit son « genre ». Le mariage homosexuel institutionnalise la négation de la différence homme-femme jusque dans leur fonction de père et mère. Du coup, l'union et la « parentalité » homosexuelles seraient reconnues comme un modèle équivalent à celui du mariage homme-femme. Qui peut croire à cette escroquerie ?

 

Nul ne croit, ni les personnes concernées, ni celles qui les connaissent, que les tendances homosexuelles amènent au bonheur et soient à promouvoir. On nous parle du taux de suicide chez des jeunes homosexuels en attribuant cela à « l'homophobie », ce qui permet de culpabiliser, de méduser les personnes qui voudraient s'opposer au projet. On ne peut nier que des phénomènes de rejet existent, mais ces suicides sont peut-être aussi dus à la difficulté de vivre l'homosexualité elle-même, qui constitue pour le sujet une contradiction dans son propre corps. Par ailleurs, il est notoire et confirmé par des études que les unions homosexuelles sont beaucoup plus instables que les couples homme-femme. Beaucoup d'homosexuels le disent. Veut-on vraiment ériger ce type d'union et de parentalité artificielle au rang de modèle social ? N'imaginons pas que cette loi serait sans conséquence anthropologique : elle troublerait les plus faibles sur leur propre orientation, elle agirait sur les psychismes des enfants, elle augmenterait considérablement le relativisme et créerait des phénomènes de mimétisme. Le mariage homosexuel agirait donc comme un signal fort déplaçant les repères existants, et c'est bien ce que recherchent ses promoteurs, mais dans quel but ?

 

Parlant de différence, on me dira que les homosexuels justement sont différents. C'est vrai, et il faut les accepter comme tels. Ils ont une place, qui n'est pas celle des parents. Ils sont féconds autrement. Ils l'ont toujours été, à la mesure de leurs talents particuliers. Il n'y a pas de haine contre l'homosexualité, encore moins contre les personnes homosexuelles, dans un refus argumenté de ce projet, car au contraire, je crois presque évident qu'une telle loi non seulement embrouille la notion de parent mais qu'elle détruit la singularité et pour tout dire la beauté d'une union homosexuelle, à savoir qu'elle est une « amitié particulière », non familiale, unique. Cette loi laide est pleine de ce furieux conformisme de la modernité qui nous veut « tous pareils ». Laissons-nous donc la liberté de dire une fois pour toutes, avant que ce ne soit frappé d'interdit par le nouveau puritanisme planétaire, qu'un couple homme-femme et une union homosexuelle, non, ce n'est pas la même chose ! Notre époque a des formes de négation du réel qui lui sont propres, cette idée du mariage homosexuel en est un exemple beaucoup plus puissant qu'il n'y paraît.

 

Aimer, c'est autre chose qu'être amoureux. Cela commence précisément par le désenchantement. Comme la pensée, l'amour est la prise en compte du réel, il brise notre toute-puissance pour nous mettre au monde. « Diminuer pour grandir » est le principe qu'on apprend à l'enfant pour l'aider à quitter sa toute-puissance infantile, mais l'adulte doit conserver un tel principe s'il veut avancer dans la vie. En terme spirituel, on appelle cela l'humilité... Comme le clament les partis politiques et les courants philosophiques qui le défendent, ce projet de loi brandit une liberté « affranchie de Dieu comme de la Nature », c'est-à-dire, en fait, de toute métaphysique et de toute réalité pour laisser place à la toute-puissance de la volonté. Ce prométhéisme, loin de tenir ses promesses de liberté, tend à modifier la notion même d'humanité. Si, comme l'affirme Hannah Arendt, l'un des buts et des moyens de la société totalitaire est la négation de la différence, l'idéologie du genre et ses applications dans l'éducation, la procréation et la filiation portent de très graves dangers ; pour tout dire, elle contient des ferments totalitaires.

 

On pourrait croire que le projet de loi « mariage pour tous » n'a pas de conséquence pour la majorité. En fait, il y va de notre humanité. Outre que toute la société en serait touchée dans ses fondements, les bouleversements bioéthiques que cette loi entraînerait sont incalculables. Nous changerions non seulement de modèle familial, mais de moyen même de procréation, car la disjonction entre l'acte sexuel et la procréation serait consommée. Nous ne le mesurerions pas aussitôt, car cela se passerait à long terme, mais il y a bien un projet anthropologique dissimulé dans ce « mariage ». La France a une tradition éthique qu'elle est en train d'abandonner sous la pression de groupes qui ne représentent absolument pas les personnes. Le mouvement qui se lève contre le projet « mariage pour tous » pourrait sonner l'heure du réveil.

 

 

Conclusion

 

L'homme et la femme constituent l'humanité. Même s'il y a des ressemblances, une part de construction culturelle, cette différence essentielle, qui n'est pas que physique, sensible ou psychologique, mais ontologique et mystérieuse, plonge dans nos origines et ne peut être relativisée au-delà d'une certaine limite. L'homme et la femme sont différents, complémentaires, appelés à l'union et à la fécondité. Le projet de mariage homosexuel contient des logiques et des conséquences d'une grave portée. Aucun avantage, aucun intérêt social majeurs n'y sont contenus. Tout y est au contraire contestable, de ses intentions à ses finalités, jusqu'en ses applications concrètes. À moins de croire l'homme et la femme, au-delà de leur égalité de droit, rigoureusement identiques sur tous les plans, et qu'un père et une mère sont exactement la même réalité pour un enfant, il n'y a aucune raison de soutenir un tel projet.

 

Nous avons, au contraire, quelques raisons fondamentales de nous y opposer de toutes nos forces.

 

Notes :

 

I – La logique du projet

Le projet « mariage pour tous » est d'essence libérale sur deux plans : sa façon de donner à l'individu l'extension maximum de droit, combat souvent attribué à la gauche ; mais aussi la libéralisation économique que cela entraîne, à savoir l'extension illimitée du marché jusqu'à faire des corps et des personnes un objet de commerce ou de négociation, tendance plutôt attribuée à une partie de la droite, dite justement « libérale ». On voit avec ce projet, voulu autant par la gauche gouvernementale que par l'extrême-gauche et une partie de la droite, que, loin de combattre le libéralisme, la gauche sociétale en est à la pointe en éliminant toutes les structures qui modèrent l'idéologie individualiste. « Tout est à nous » fut ainsi la devise d'un rassemblement d'extrême gauche. Parmi leurs revendications, on voit des avancées aussi intéressantes que l''avortement à 24 semaines (soit 6 mois) ; l'euthanasie ; dans un autre domaine, le droit des élèves à partir de la 5ème de choisir leur programme ; la majorité à 16 ans ; sans oublier, bien sûr, d'ouvrir les sols et tous les droits de façon illimitée ; en bref, d'éliminer toutes les frontières symboliques ou réelles. On imagine combien le « Grand Capital » tremble devant de telles revendications, qui sont justement les siennes. Marx lui-même avait prévu cette stratégie révolutionnaire du Capitalisme. Sur les liens historiques de la gauche avec le libéralisme et sur « l'extrême-gauche ultra-libérale », les livres de Jean-Claude Michéa, notamment L'impasse Adam Smith ou L'empire du moindre mal publiés en poche dans la collection Champs-Flammarion, sont renseignés et convaincants. Qui a voulu le projet de loi « mariage pour tous » ? Le groupe de pression LGBT composé d'environ 2000 personnes doit avoir un pouvoir considérable puisqu'il est le seul à avoir milité en sa faveur, en l'absence presque totale de soutien de la part des personnes prétendument concernées, à savoir les homosexuels. En vérité, il y a grande apparence, et elle ne s'en cache pas, que la loge maçonnique du Grand Orient de France, branche humaniste inspirée des « Lumières », de sensibilité de gauche, dont la philosophie peut se résumer à l'idée que l'homme doit déterminer et construire son destin sans aucune considération de la nature ou de la métaphysique, que cette loge, donc, a sinon inspiré, du moins fortement soutenu ce projet, qui est également voulu par des pouvoirs économiques et financiers, comme on le voit à travers l'unanimité des médias en sa faveur ou, plus concrètement, par la prise de position de certaines entreprises dans la publicité ou les dispositions sociales anticipant le projet (par exemple, SFR). Pour finir, on pourrait résumer le phénomène général de ces « évolutions de société » par une dualité étrange mais fort efficace : la toute-puissance de l'individu d'une part, et une force implacable et inéluctable qui serait le sens de l'Histoire d'autre part. Le refus de ce projet est donc aussi un sursaut de la conscience à la fois personnelle et collective contre l'image d'un monde indifférencié et atomisé où n'existent plus que l'individu et la masse aveugle, mais aucun « bien commun », et où il est interdit de contester des « évolutions » qui seraient en somme implacablement naturelles alors même qu'elles reposent sur une négation de toute définition naturelle. Si nous n'y prenons garde, on nous présentera un jour la possibilité d'éliminer les nouveaux-nés comme une avancée des droits et un progrès social.

II – Qu'est-ce que le mariage ?

Bien sûr, je ne fais que brosser à gros traits les contours du mariage que nous connaissons. Il existe différents types d'union et d'exercice de l'autorité des adultes envers les enfants ; des formes polygames, tribales, claniques, etc. Il faut lire les anthropologues et les historiens pour avoir une idée de ces divers modèles à travers l'espace et le temps. On dit que Néron, entre deux massacres, se mariait avec un « mignon ». On dit que des catégories de guerriers, dans une tribu insulaire, se mariaient entre eux, peut-être pour éviter des rivalités et contrôler les naissances. Je ne suis pas sûr que ces exemples favorisent la propagande pour le prétendu « mariage pour tous »...

III – La question de l'égalité

Il y a deux types d'égalité : celle du droit, à laquelle la plupart d'entre nous sont attachés, et celle de l'indifférenciation. Si tout est égal, il n'y a plus d'être et de distinction. Jusqu'à présent, notre vision repose sur une métaphysique typiquement chrétienne que la tradition républicaine a reprise pour une large part : l'égalité ontologique dans la distinction. Nous sommes à la fois égaux en dignité et uniques. On voit que ces deux principes d'égalité peuvent entrer en conflit. Dans les cas concrets, la plupart des familles qui nous sont présentées comme « homoparentales » viennent d'une séparation. Par exemple, on lit sur le site M6.fr, qu'un homme avait quitté sa femme en lui révélant son homosexualité juste après l'accouchement et s'était aussitôt installé avec son compagnon. Dans ce cas précis, il avait obtenu la garde de l'enfant les jours de semaine, tandis que sa mère le gardait les week-ends. Ces personnes, présentées comme un modèle de famille homoparentale « sans problème », n'obtiendraient pas grand-chose par le nouveau mariage, puisque des délégations parentales sont déjà prévues dans la loi et que pour un certain nombre de questions la mère, bien entendu, reste décisionnaire. Le nombre de ces familles est difficile à évaluer mais, contrairement à ce qu'on dit, le nombre total de personnes concernées, incluant enfants et adultes, ne doit pas dépasser quelques milliers. Il y a donc eu clairement une manipulation répétée dans les médias en nous faisant croire que l'existence de ces familles créait la nécessité d'une nouvelle loi. Cette législation en vérité n'a qu'une seule logique : l'accès pour les unions homosexuelles à la « procréation médicalement assistée » dont la très coûteuse technique (15 000 euros en moyenne) serait bien sûr prise en charge par la Sécurité Sociale. 

IV – Les conséquences sur la filiation et la procréation 

On me reprochera d'avoir mêlé la question du projet « mariage pour tous » avec les lois de bioéthique qui seront votées après. Mais c'est une stratégie mensongère que d'avoir dissocié les deux alors qu'elles étaient réunies au départ. La conséquence immédiate et logique du « mariage pour tous » est le projet anthropologique de libéralisation complète des questions de filiation et de procréation. Cela signifie que nous ne devons pas nous contenter de nous mobiliser contre ce projet qui rassemble facilement à cause du symbole du mariage, nous devons rester vigilants sur ces questions bioéthiques, que ce soit d'ailleurs au sujet des homosexuels, des célibataires, ou des couples homme-femme. Il est incontestable que le projet du gouvernement est de faire passer ces nouveautés. Il n'est qu'à entendre sa porte-parole, Mme Najat-Vallaud-Belkacem, qui milite pour la Gestation Pour Autrui (notez l'expression altruiste pour qualifier la pratique de la mère porteuse) et qui veut dissocier complètement filiation et procréation. Pierre Bergé, ex-compagnon de Christian Dior, milliardaire propriétaire du Monde et du magazine Têtu, emblème de la gauche libérale, a quant à lui déclaré : « Je suis pour la liberté complète sur cette question. Je ne vois pas de différence entre louer ses bras dans une usine et louer son ventre ». On dit que certains militent déjà pour une libéralisation complète des techniques de procréation à toute personne qui le désire, célibataire, femme qui refuse de porter elle-même son enfant même si elle est féconde et en couple, etc. Je rappelle que jusqu'à présent ne peut bénéficier d'une insémination artificielle qu'une femme en couple dont la stérilité est médicalement avérée. Il est à noter que, grâce aux progrès scientifiques, l'embryon qui a pour l'instant besoin d'une donneuse pourrait bientôt provenir génétiquement de deux hommes, et peut-être de deux femmes, ce qui ouvre encore une perspective inquiétante pour notre humanité. Parmi les souffrances attachées à l'homosexualité, la première est évidente, c'est l'absence de l'autre sexe ; la seconde, qui en découle, est l'absence de procréation. Or, le mariage homosexuel pourrait entraîner des familles unisexes, comme il en existe déjà, puisque beaucoup de femmes auront tendance à choisir des filles et les hommes des garçons, comme cela se voit déjà. Un reportage montrait une famille de quatre personnes formées de deux mères et de deux filles. L'une des mères, regardant la télévision avec une fille et se plaignant qu'il n'y avait que « des hétéros », se connecta sur une chaîne spécialisée où elles purent voir leurs « semblables »... Nul doute que les personnes homosexuelles ont des qualités, qu'elles seraient en elles-mêmes potentiellement de bons pères ou de bonnes mères, mais comment croire qu'elles pourraient l'être en restant dans le schéma d'une union homosexuelle, qui les prive de la relation fondamentale qui nous rend parent sur le plan biologique mais aussi symbolique ? Sous prétexte d'abolir une discrimination qui n'existe pas à l'égard des homosexuels, on en produit une très grave à l'égard de certains enfants, privés d'une moitié de l'humanité.

V – La différence éclate au grand jour

L'homosexualité, même s'il est important de rappeler qu'elle est pour l'essentiel involontaire, constitue une certaine forme de clôture par rapport à l'altérité. Ce n'est pas là un jugement, c'est un fait. La promotion de l'homosexualité au rang de modèle n'est pas secondaire dans ce débat. De peur de blesser les personnes, on refuse de penser l'homosexualité elle-même, devenue intouchable. Au nom de la lutte contre toutes les discriminations, on méduse les gens : ils sont racistes, homophobes, etc, dès qu'ils prononcent un avis contraire à la pensée unique. Or, penser, c'est toujours discriminer, c'est toujours faire une différence. On doit lutter contre les injustices, les inégalités, protéger les gens de l'intolérance et promouvoir une société pacifiée, mais attention à la guimauve qui cache des intentions féroces, attention à ne pas absolutiser le concept de « lutte contre toutes les discriminations » en arme de destruction massive de la pensée ! Si l'on cherche vraiment à comprendre pourquoi on prépare dans l'opinion et on met en œuvre un tel projet, je crois qu'il faut d'abord prendre conscience de sa dimension mondiale : il correspond exactement dans la sphère intime la plus essentielle à la volonté de déraciner, de désincarner toutes les formes d'identité et d'appartenance, nationale, religieuse, culturelle, pour les fondre dans le socle commun du mondialisme. En attaquant la différence sexuelle, on fait un pas de plus vers l'individualisme total. La mondialisation nous oblige à une certaine convergence et à l'effort de paix, mais le mondialisme, lui, est la négation de toutes les différences en vue d'établir un empire idéologique et matérialiste basé sur l'individu, l'argent et la masse. Il y a là un combat dont le « mariage homosexuel » n'est qu'une petite partie...

Bon vent ! Belles rencontres ! Et vivent nos différences !

 

Lucien Fornello pour La Vaillante

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