Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les Veilleurs - depuis le 26 mai 2013 - Axel Rokvam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Nous sommes la résistance contre la démission de la pensée,
nous sommes en résistance contre l'assoupissement des consciences,
nous sommes en résistance contre le délitement du sens de l'homme.
Le temps qui s'ouvre dans l'histoire est celui de l'objection de conscience.
Ce temps s'inscrit dans la durée et ce qui dure tient en un mot :
l'engagement."  

Axel - Les Veilleurs

http://www.les-veilleurs.eu/

 

La Marche des Veilleurs


La réussite de la marche des Veilleurs interdite par actuclip

 


La Marche des Veilleurs à Jard sur Mer par coxi85

------------------------------------------------------------------------

"Le monde essaie toujours de nous coucher, de nous allonger. Là, on se redresse, on marche… Pas 1 minute, pas 10 minutes, des journées entières. Il y a un sentiment de liberté. C'est le meilleur terreau pour l'intelligence, la liberté. Il faut beaucoup de liberté pour que l'intelligence se développe, & quand on marche, il y a un grand sentiment de liberté. On n'est pas asservi à la modernité, à la rapidité. On se dépouille."

"Pour les chrétiens la foi passe aussi par les pieds."

 

 

Lettre des veilleurs aux parlementaires

 

Le 30 août 2013.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Depuis cinq mois, des citoyens se rassemblent librement sur les places publiques, lors de veillées ouvertes à tous, dans plus de 200 villes en France et à l’étranger.

Le samedi 31 août, au terme d’une marche de vingt jours de Rochefort à Paris, des Veilleurs se retrouveront place de la Concorde pour une nouvelle veillée, sur le thème « Mémoire & espérance ». Articulée autour de réflexions, de témoignages, d’œuvres littéraires et musicales, cette veillée sera aussi le lancement d’une nouvelle année de vigilance et d’engagement.

Au cours de leur marche, les Veilleurs ont constaté beaucoup d’indifférence, de solitude et de fatalisme chez leurs compatriotes. Ils ont plus que jamais ressenti l’urgence de retrouver le sens du Bien commun en retissant des liens sociaux plus forts, fondés sur la rencontre personnelle et le partage d’une culture commune. Trop de Français se désintéressent en effet de la politique, parce qu’ils ont le sentiment qu’elle n’est plus que slogans réducteurs et querelles partisanes.

C’est en cela que les veillées, petites agoras citoyennes, participent à un réveil démocratique des consciences : en créant des espaces de dialogue au cœur de la cité où chacun puisse réfléchir aux conditions du Bien commun. Les Veilleurs cherchent ainsi à dépasser les préjugés et les idéologies pour se laisser surprendre par une rencontre, une parole, un poème. Notre combat est culturel, parce que seule la culture sera garante de la liberté de conscience, fondement de notre République.

Aussi les Veilleurs veulent-ils préserver le patrimoine commun pour l’enrichir et le transmettre. Dans un esprit de bienveillance et de fraternité, ils cherchent à promouvoir une société juste et solidaire, fondée sur la responsabilité civique et le souci des équilibres culturels et naturels.

En espérant que vous serez attentifs à ce qui se lève au cours de ces nombreuses veillées, dans chacune de vos circonscriptions, nous vous adressons nos plus respectueuses salutations

Les Veilleurs.

 

 

Communiqué envoyé à la presse

LETTRE OUVERTE DES VEILLEURS AUX PARLEMENTAIRES

Les Veilleurs ont envoyé une lettre à tous les parlementaires français pour leur expliquer le sens de leur démarche, lettre ci-jointe.

Par ailleurs, Ils réaffirment que leur marche et leurs veillées ne sauraient s’apparenter à une manifestation, puisque les veilleurs ne revendiquent rien et ne portent pas de signes distinctifs. Leur marche et leurs veillées ne représentent un danger ni pour la sécurité publique – elles se dérouleront sur des trottoirs et une place publique piétonne, n’entravant donc en rien la circulation - ni pour la salubrité publique, ni pour la tranquillité publique – les veilleurs sont assis en silence pour écouter des textes, avec une diffusion sonore faible. Les Veilleurs rappellent que personne n’a pu constater le moindre incident lors des centaines de veillées qui ont eu lieu dans toute la France depuis le 16 avril.

 

« D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis vous combattent et enfin, vous gagnez. » Gandhi

Le Journal des Veilleurs

Gaultier met les points sur les i  sur le mouvement des Veilleurs,
le 31 août, place de la Concorde

 
 
 

LE MURMURE CONTINUEL, CET APPEL À LA JUSTICE ET À LA VÉRITÉ QUI HABITE NOTRE CŒUR : LA CONSCIENCE HUMAINE

 

Veillée Axel Conscience 8X2013.jpg

« Il semble bien qu’il y ait en l’homme, c’est-à-dire en chacun de nous, une instance qui nous justifie, c’est-à-dire qui nous conduit vers le chemin juste. C’est la conscience humaine. Libre à nous, ensuite, de l’écouter ou de l’occulter.

Il est certain qu’aujourd’hui des hommes qui nous gouvernent l’occultent, et que d’autres l’écoutent. Mais nous ne pouvons pas pour autant scinder le monde entre ceux qui écoutent et ceux qui occultent, car ceux qui écoutent n’auront jamais fini d’écouter cette parole qui les habite, et ceux qui occultent n’auront jamais raison de leur conscience.

Tant que nous espérons, nous qui veillons, pouvoir suivre ce murmure continuel, cet appel à la justice et à la vérité qui habite notre cœur, alors nous vivrons. Sinon, nous mourrons du même cynisme qui tue nos adversaires d’un temps, de l’illusion de vivre, d’un plaisir éphémère sans joie profonde.

La loi est une autre instance justificatrice qu’une société se donne en vue d’une plus grande justice. Mais la loi est fragile, elle est toujours moins complexe que la nature de l’homme, que ce réel intérieur. Même les bonnes lois posent des cas de conscience à l’homme. La loi possède toujours des carences, car l’homme et la nature seront toujours infiniment plus complexes qu’elle.

La conscience, c’est justement cette complexité, cette richesse que l’homme porte en lui et dont il essaye d’entendre le murmure pour savoir ce qu’il doit faire. Dans une société chaotique où le hurlement permanent des commentateurs publics empêche les hommes de s’entendre, il devient si difficile d’écouter ce murmure que certains en viennent à croire qu’il n’existe pas.

L’homme sans conscience, sans morale, sans éthique, serait pour ceux-là l’homme libre. Pour cacher cette pensée, on préfère nous expliquer que chaque individu est auto-normé, que chacun possède sa propre morale. Comment un message si simple sur l’homme, un mensonge si grossier peut-il être proféré à longueur de journée sur toutes les ondes obscures de notre temps ? Comment un peuple tout entier peut-il désespérer de faire savoir que sa conscience lui dit le contraire de ce que disent ses lois ? Grâce à l’absence de lien social et d’engagement personnel, grâce au désespoir et à l’égoïsme ambiant.

L’enfer s’installe lorsque chacun croit pouvoir construire seul son petit paradis sur ses sentiments et désirs individuels. La société ultra-violente que nous voyons s’édifier jours après jours, dans ses rapports économiques, sociaux, familiaux, religieux, est une société d’hommes qui ont étouffé leur conscience et se satisfont de l’assouvissement de leurs désirs au détriment, consciemment pour partie, du bien commun.

Avec quelques dizaines de Veilleurs, dans quelques dizaines de veillées, nous nous battrons toujours au nom de notre conscience, pour interpeller ceux qui font nos lois en mettant nos consciences de côté et, pire, en mettant parfois leur conscience de côté. Nous leur conjurons d’oublier les théories déshumanisantes de Karl Marx, qui a fait de la matière le moteur de l’histoire. Urs von Balthasar fait de l’amour la force immatérielle de l’Homme. La conscience guide en chacun de nous cette force immatérielle qu’est l’amour.

Ma conscience m’a mené ici une nouvelle fois, je suis toujours prêt à affronter les mensonges et les humiliations des machineries politiques et médiatiques. Je crois que l’homme libre est celui qui écoute et obéit à sa conscience ».

Axel

Texte partagé lors des deux veillées du 07 et 08 octobre 2013 devant le Conseil Constitutionnel, place du Palais Royal, Paris.
http://www.lejdv.fr/axel-veillee-loi-conscience/ 

-------------------------------------------------------

Le projet politique & culturel des Veilleurs en action
le 27-XI-2013 sur les marches de La Mutualité, Paris :
Alix, Axel…

 

_______________________________________________

Avril 2016 - Les Veilleurs & Nuit Debout

"S'ils (les jeunes du mouvement Nuit Debout) sont reçus par le Premier Ministre c'est précisément parce qu'ils lui rendent service. Si Les Veilleurs étaient vraiment utiles au pouvoir, ils seraient reçus. Quant à nous, pour le pouvoir, le but, c'est plutôt que nous n'existions pas : la presse ne relaie pas ce qui se passe — je suis moi-même incapable d'en mesurer l'importance…—, la presse ne s'intéresse pas à ce qui se passe, même quand il y avait des veillées de 3000, 4000, 5000 personnes sur la place de la Concorde avec un arrêté d'interdiction préfectoral… Mais on faisait quand même notre veillée. La presse n'en sort quasiment rien. Et la préfecture au passage glisse un mensonge sur le fait qu'on a "obéit" à leur arrêté préfectoral. L'idée, c'est donc plutôt de nous faire disparaître. C'est-à-dire qu'une authentique forme de résistance doit plutôt ne pas être vue. En fait, je serais plutôt inquiet si le Premier Ministre ou si les politiques cherchaient à nous recevoir, en fait pour nous digérer."
Axel Rokvam

Interview-vidéo réalisée par Boulevard Voltaire

 

_______________________________________________

Juin 2016 - Les Veilleurs & Nuit Debout :« Ce que nous faisons parle toujours plus que ce que nous disons »

(…)

Finalement, vous ne vous considérez pas comme des opposants politiques de Nuit Debout.

Notre finalité, c’est de sortir du matérialisme, de l’individualisme, du relativisme, bref, des idéologies qui rongent notre humanité. Grâce à cette veillée, de nombreuses personnes qui vont à Nuit Debout voient désormais que le mouvement des Veilleurs n’est pas un mouvement partisan, qu’il ne leur fait pas « concurrence » comme entre des entreprises qui se partageraient un marché, qu’il ne combat pas d’abord pour des espaces, mais qu’il entend réveiller les consciences.
S’il existe une dimension politique dans les veillées, c’est dans le sens profond de la politique. Mais ça, tous ne voulaient pas l’entendre. Ce n’était pas une raison pour ne pas prendre la peine de le dire. La Place de la République, précisément, est délaissée par ceux qui ont le devoir de construire la chose publique. On sentait chez ces personnes parfois très jeunes une solitude profonde. Si certains en viennent aux mains, il faut les en empêcher en comprenant comment ils ont altéré leur qualité d’être de relation, comment ils adhèrent aussi facilement à des pensées qui engendrent une telle violence idéologique et physique. On pense seul et on vit seul quand on n’a pas découvert qu’on est aimé et écouté. Il ne faut pas se laisser confisquer la recherche du bien commun par des personnes qui ne regardent le monde que comme un jeu complexe de rapports de forces.

Avec le recul, que pensez-vous de la réaction de Nuit Debout à l’encontre de la veillée ?

Ce qui m’a le plus dérangé, c’est qu’il y avait des responsables gantés et cagoulés de Nuit Debout parmi nos agresseurs.

Des membres de la commission « Accueil et sérénité » ?

Oui, les mêmes qui disaient au début : « Nous ne pourrons pas empêcher les débordements. » en étaient peu après les auteurs.

Pensez-vous qu’il soit encore possible de dialoguer avec les militants de Nuit Debout ?

Oui, et j’ai plusieurs raisons de le penser. Hier, ceux qui ont cru avoir imposé leur loi sur leur territoire l’ont perdu sous leurs pieds, ou plutôt dans leurs esprits. Par exemple, certains se sont battus entre eux : ceux qui voulaient nous chasser contre ceux qui rejetaient cette violence. Il faudrait que dans nos vies nous agissions tous comme ceux qui ont voulu, contre leurs amis, que la veillée puisse se tenir.
C’est pourquoi je dis que cette logique d’occupation de l’espace est mortifère, sinistre : ils occupent une place mais ils ne l’habitent pas. Ceux qui nous ont frappés hier se sont fait plus de mal qu’ils ne nous en ont fait : il faut donc les en empêcher en dévoilant l’absurdité de leur manière de « résister ».
Beaucoup d’entre eux ont été interpellés, en particulier parmi les personnes de Nuit Debout qui ne sont pas venues nous chasser, par la force de notre absence de violence. Ceux-là, nous les reverrons. Ils cherchent une action dont le fruit serait la paix et la joie de l’acteur lui-même. Un mouvement qui n’est pas capable de surmonter le désespoir, c’est-à-dire d’entrer dans l’Espérance, est voué à disparaître. Depuis plus de trois ans, nous sommes présents, au sein d’une petite cinquantaine de veillées par mois en France.

(…)

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Vu les conversations que j’ai depuis hier, je sens fortement que les Veilleurs en sortent raffermis dans leur espérance, et ceux qui nous ont agressé en sortent probablement affaiblis dans leur idéologie.

J’ai une seconde remarque à faire : pour qu’il y ait une rencontre, il faut qu’il y ait une écoute. Hier soir, nous n’avons certes pas réussi à créer les conditions d’une écoute de ce que nous disions, mais ce que nous avons fait est une parole en soi. Ce que nous faisons parle toujours plus que ce que nous disons, et dans les deux cas, nous sommes incapable d’en juger les fruits. Aujourd’hui, nous ne nous plaignons de rien, car nous avons agi librement, c’est-à-dire gratuitement.

Extrait de Axel Rokvam : « Le vrai combat n’est pas entre Nuit Debout et les Veilleurs » publié par le Rouge & le Noir. Entretien réalisé par Guillemette Pâris

_______________________________________________

Septembre 2016 - La nuit nous appartient : Nuit Debout et les Veilleurs dans l'émission Répliques de Alain Finkielkraut 

 

Écrit par La Vaillante Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.